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Témoignages de psycho thérapie

     Témoignages de psycho thérapie


Histoire d'une thérapie... Portia Nelson
Autobiographie en cinq chapitres
I.
Je marche dans la rue.
Il y a un grand trou dans le trottoir.
Je tombe dedans.
Je suis perdue... Impuissante.
Ce n'est pas ma faute.
Il me faut une éternité pour en sortir.

II.
Je marche dans la même rue.
Il y a un grand trou dans le trottoir.
Je fais semblant de ne pas le voir.
Je retombe dedans.
Je n'arrive pas à croire que je suis au
même
endroit.
Mais ce n'est pas ma faute.
Il me faut encore longtemps pour en
sortir.


III.
Je marche dans la même rue.
Il y a un grand trou dans le trottoir.
Je le vois bien.
Je tombe dedans... c'est une habitude.
J'ai les yeux ouverts.
Je sais où je suis.
C'est ma faute.
J'en sors immédiatement.

IV.
Je marche dans la même rue.
Il y a un grand trou dans le trottoir.
J'en fais le tour.

V.
Je prends une autre rue.
Ne pas rester seul, face à ses difficultés... Lyloo, 22 ans
Faire une thérapie, c'est apprendre à vivre Je viens de commencer une thérapie. à 22 ans, c'est assez drôle. Par mon témoignage, je voudrais encourager les gens qui n'osent pas faire cette démarche. Souvent on se pose beaucoup de questions : "Pourquoi moi ? Je n'ai jamais eu de problèmes graves, je vais perturber mon entourage", etc... Moi aussi je me suis posée la question de la légitimité de ma démarche. Mais la conclusion du jour pour moi est la suivante : faire une thérapie, c'est apprendre à vivre avec soi, avec les autres... C'est pourquoi je pense que toutes les démarches sont justifiées.

Je souffre de troubles paniques (peur de mourir, d'être folle, crises de spasmophilie). Ce n'est pas facile tous les jours, car je tente d'affronter mes angoisses au quotidien et peu de gens s'imaginent ce qui se passe dans ma petite tête. J'ai aussi des angoisses d'impulsion. La totale ! Mais je garde espoir et je m'accroche. J'espère que ma thérapie pourra m'aider à trouver les clés qui sont en moi et que j'ai bien sûr planqué dans un endroit de ma mémoire.
Bonne continuation à tous. Accrochez-vous car c'est notre envie d'être mieux qui nous fait vivre.
Ma dépression m'a permis de m'épanouir
Paradoxalement, ma dépression a été un bienfait pour moi. J'étais mal dans ma peau, je souffrais de troubles du comportement alimentaire, et suite à une rupture, tout s'est effondré. Je me suis beaucoup remise en question, et j'ai sombré dans la dépression. Parce que j'étais trop fière, mais surtout parce que personne ne voulait "m'entendre", j'ai choisi de m'en sortir par moi-même. J'ai fait le choix de contacter un psy, chose à laquelle je pensais depuis plusieurs années.

Mais je n'ai parlé à personne de mon état. J'avais l'impression d'être incomprise. Mes amies n'arrivaient pas à envisager que ma boulimie était une maladie. C'était trèés difficile : la journée, en cours, j'étais la fille joyeuse, pleine de vie. Le soir, seule dans mon studio, je pleurais et j'avais des envies morbides. Puis il y a eu des déclics : la mort de mon grand-père, le film "La Passion du Christ" qui a réveillé une force en moi, et surtout aussi un mail de mon ex qui venait de retrouver quelqu'un.

J'ai trouvé une force pour me battre, pour m'en sortir. Mes séances chez le psy me permettaient d'évacuer, et je me suis rendue compte que j'avais refoulé pas mal de choses au cours de mon adolescence. Tout n'a pas été facile bien sûr, mais j'ai arrêté de me faire souffrir : mes crises de boulimie se sont vite arrêtées, j'ai commenc à lâcher prise. En six mois, j'avais compris beaucoup de choses : j'avais appris à me connaître mieux et à voir ce que je voulais vraiment. Puis peu à peu, j'ai commencé à aller de l'avant, à profiter de la vie.

Maintenant, je vais bien et mes amis le voient. J'ai confiance en moi, j'ose plus de choses, mais surtout je profite et je ne me laisse pas décourager. Je suis beaucoup plus positive et je ne regrette rien. Cette dépression a vraiment chamboulé ma vie, car elle m'a permis de m'épanouir.


D'autres témoignages sont disponibles sur


Psychologies.com
Une aventure utile... Maëlle
La thérapie, ce miroir qui me révèle
Déjà six mois que j'ai commencé ma thérapie !
Les réactions de mes proches ont été diverses, en fonction sans doute des croyances (et connaissances parfois) de chacun sur le sujet. Mes parents, eux-mêmes dans une telle démarche depuis longtemps, m'ont félicitée, encouragée, conseillée. Mon compagnon, dubitatif au début, respecte cet engagement avec, je pense, une certaine appréhension. En revanche, la réaction d'une amie a été révélatrice : " Ne t'inquiète pas, je n'ai jamais cru que les gens qui vont voir un psy sont forcément des fous... "!

Le plus troublant était ma propre idée sur la question. D'une part, une réelle envie : envie de savoir qui je suis, de comprendre cette personne qui vit, agit et parle à travers moi, et que parfois je ne supporte plus. Comment les autres me perçoivent-ils ? Qu'est-ce qui attire, repousse en moi ? Suis-je "quelqu'un de bien" ? Et puis, bien sûr, ces souffrances diffuses mais assez présentes pour me fragiliser et me pousser à vouloir avancer. Comme le dit Gérard Jugnot dans le film "Oui, mais..." : "Pourquoi attendre d'être malade pour vouloir aller mieux ? "

D'autre part, plusieurs freins me faisaient hésiter. Je les ai repoussés, les uns après les autres, comme autant de mauvaises excuses. Mon âge, d'abord. Vingt-deux ans, c'est jeune. Trop jeune ? La connaissance de soi n'a pas d'âge, et commencer maintenant m'évitera, peut-être, des années de rattrapage plus tard ! Mais c'était surtout la culpabilité (c'est le terme) de sentir qu'aucune problématique dite "grave", de celles pour lesquelles on conseille souvent les autres d'aller consulter, ne me correspondaient : pas d'enfance malheureuse, de viol, de séparation traumatisante, de deuil... Juste un petit mal-être chronique de rien du tout ! Je me suis donné ce droit de trouver moi aussi des solutions à mes problèmes, même anodins.

Voilà. Depuis six mois c'est loin d'être le bonheur, mais je ne regrette rien. Je me heurte à des "scénarios" que je n'imaginais pas. Je suis face à mon seul jugement. Mais je suis accompagnée, guidée pour passer ce miroir qui me révèle si bien. Je suis loin de l'idée que je m'étais faite de moi. Je n'ai pas crié haut et fort cette démarche intime, moi qui voulais l'affirmer pour inciter "ceux qui en ont vraiment besoin" à franchir le cap. Et surtout, je découvre à chaque séance de nouvelles choses à "travailler", comme un territoire inconnu dont on cherche à définir les limites.

Un dernier mot : je suis fière de moi. Faire cette thérapie est peut-être la démarche la plus courageuse que j'ai entreprise depuis longtemps. Et cette idée me réconcilie un peu plus avec cette personne, ce moi, que j'apprends à aimer à sa juste valeur.









comment éduquer | parentalité bientraitante   



Installé à Le Mans Sarthe 72, Bernard LEMONNIER psychothérapeute intervient régulièrement en Parentalité à Angers Maine et Loir 49, Alençon Orne 61, Laval Mayenne 53, Rennes Ille-et-Vilaine 35, Tours Indre et Loire 37, Chartres Eure et Loir 28, Nantes Loire Atlantique 44, Paris 75, Caen Calvados 14, Rouen Seine maritime 76